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Rythmes, chants et danses |
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Les principales ethnies africaines qui ont influencé la musique afrocubaine :
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les CONGOS ou Bantus : issus du Zaire et de l'Angola, |
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les LOUCOUMIS ou Lucumis : venant du Bénin, du Togo et du Nigéria |
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les ARARAS : de la région du Bénin (ex Dahomey) établis principalement dans la région de Matanzas et de la Havane |
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les CARABALIS : région du Calabar et du Sud-est du Nigéria |
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les MANDINGUES : peuples du Sénégal et du Niger |
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ABAKUA |
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Le mot abakua représente d'abord une société secrète (composée d'hommes seulement) chez les Carabalis . les rythmes sont joués sur 4 tambours (biankomeko) en peau de chèvre, accompagnés d’une Cata (ou Palito) et d’une cloche triangulaire (l’Ekon). Une des danses pratiquée s'appelle l'iréme. Ce rythme a eu une grande influence sur la Columbia (rumba) et dans les Congas (marches processionnaires et groupes de carnaval).
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BEMBE |
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Rythme de célébration d'origine Lucumi (Yoruba). Joué sur des congas de tailles différentes accompagné de shekérés, d’une Guataca et de guiros. Est utilisé avec les chants dans les cérémonies populaires ou religieuses. Lors des fêtes religieuses on utilise les 3 tambours bata sacrés dénommés okonkolo, itolélé et iya, ce qui donne le Toque des Orishas.
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COMPARSA, CONGA |
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Le mot désigne aussi un groupe de carnaval composé de chanteurs, de danseurs et de musiciens. Un des rythmes joué par ses groupes s’appelle ‘La Conga". Le style est différent selon les régions. Instruments utilisés : tumbadoras, claves, cloches, caisse claire, socs de charrues (guataca), poeles à frire (sartenes),trompette chinoise, bombo (aussi appélé claquette) , trompette, trombone.
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Cycle CONGO |
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Yuka : Danse profane et danse de fertilité : elle représente la parade amoureuse du coq et de la poule. Jouée par 3 tambours (caja, mula et cachimbo) faits de tronc d'arbre évidé et recouvert de peau, la guagua (petit tronc creusé frappé avec des batonnets en bois, accompagnés par la guataca (beche de labour).
Makuta : Etait à l’origine un rythme utilisé en religion. Très rapide.Les tambours utilisés ressemblent à ceux de la yuka
Palo : Impressionnant, le palo se danse à deux (face à face) mais aussi sous forme de chorégraphie de groupe .
Mani : c'est une danse qui mime le fait de mettre la pagaille parmi les spectateurs, brisant ainsi le cercle qu'ils avaient formé. uniquement dansée par un homme.
Garabato : danse qui représente les travaux éffectués dans les champs. Les danseurs frappent le sol avec un bois de goyavier.
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GAGA |
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d'origine dominicaine, le Gaga a été introduit en Haiti par le biais des esclaves travaillant dans les plantations. Ils se rassemblaient pour danser du soir au matin, avec un fond de sinchrétisme : fête et religion. Ce rythme est surtout présent dans la région de Santiago de Cuba. Les danseurs se déplacent avec un déhanché poussé en procession, s'arrêtent pour exécuter des figures plus ou moins physiques la richesse des instruments (tambours, maracas, cornes de lambi (gros coquillage, guataca, cloches, etc...), des tons et des rythmes présentent le Gaga , aujourd'hui, comme une danse de fête et de carnaval, une occasion de rencontre entre villageois.
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RUMBA |
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La rumba est d'abord une fête collective, profane. Dominée par les rythmes africains, elle utilise aussi des éléments espagnols. Ussus de la région de Matanzas et de la Havane, elle est jouée, chantée et dansée dans tout Cuba. Le chant se compose d'un chœur à l'unisson et d'un interprète qui se répondent. Les instruments utilisés : tambours (tumbador, quinto, llamador), caisse en bois (cajon), claves, La rumba comporte trois genres :
la Columbia, née parmi les Congos , dans la région de Matanzas et de la Havane, elle est typiquement masculine et rarement dansée par les femmes. Sur un rythme rapide et saccadé, le danseur doit être agile et pouvoir improviser : se contracter sur les frappes du tambour, se déplacer en étirant les jambes, montrer son habileté en faisant des figures acrobatiques, etc...
Le Yambu, Plus lent et de style urbain. Exécutée à l'origine par des couples âgés, c'est une danse où galanterie rime avec sensualité. Beaucoup de mouvements des épaules et des hanches, tout en douceur. La femme est mise en valeur, l'homme jette son foulard et rampe sur le sol pour le rattraper avec la bouche, bref, il fait tout pour la conquérir. Malgré le rythme lent, le chant est alègre, vivace.
le Guaguanco, plus rapidement joué que le yambu, utilise 3 tambours (salidor, tres golpes, quinto), les claves, et une caisse en bois (cajon). Une relation très forte doit être établie entre les danseurs et les percussionnistes. Celui qui joue le tambour quinto doit savoir improviser des combinaisons de frappe sans arrêt. Dansé en couple. l'homme cherche à conquérir la femme mais elle le rejette ouvertement tout en l'aguichant : elle remue ses épaules, ses hanches, ses jambes. L'homme fait des mouvements vers elle avec son foulard, avec son pied, avec son épaule mais elle doit se 'proteger' avec sa jupe, ses mains ou un foulard. Puis elle se laisse 'attraper' et le couple suivant prend le relais.
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